Les copropriétés dégradés : une histoire française…et peut-être éventuellement québécoise
Le mode d’habitation en copropriété en France remonte à la fin des années 30′. Au Québec, l’engouement pour ce type d’habitation remonte à la fin des années 80′. En conséquence, les copropriétés québécoises sont bien plus jeunes que les copropriétés françaises. Toutefois, sont-elles nécessairement à l’abri d’une détérioration prématurée tant du bâti que de la qualité de vie que peut offrir ces propriétés privées.Â
Le quotidien français Le Monde a publié récemment un article relatant l’histoire d’une copropriété ayant très mal vieillie. Autant s’agissait-il d’un lieu d’envie lors de sa construction, autant aujourd’hui tous tentent de fuir cet endroit, mais en vain, car plus personne ne souhaite devenir propriétaire d’un condo dans un tel enfer.Â
En France, l’histoire des Tosolini n’est pas une histoire unique. Plusieurs copropriétés vieillissent très mal dû à l’absence de fonds de prévoyance suffisant pour les réparations majeures à faire. Au moment où les travaux majeurs sont requis, les cotisations spéciales importantes (dizaine de millier de $)  demeurent impayées, faute de moyen des copropriétaires. Le syndicat n’est pas en mesure de récupérer les sommes impayées sans encourir des coûts juridiques substantiels et énormément de temps. Les travaux majeurs ne se font donc pas et la copropriété se détériore rapidement, abîmant du même coût le tissu social. Les chicanes prennent et la valeur de la copropriété est fortement réduite jusqu’à perdre la quasi-totalité de celle-ci.
Le Québec n’en est pas encore là . Par contre, il faut prendre conscience de l’importance de contribuer adéquatement au fonds de prévoyance pour éviter ce qui survient actuellement en France. En tant que gestionnaire de copropriété, je ne saurais vous inciter davantage à une gestion responsable de vos immeubles, car cela est certainement une excellente façon de maintenir la valeur de votre investissement immobilier. Pour vous donner une idée de la situation en France et de ce qu’il faut éviter au Québec, vous pouvez lire l’article Les otages du sixième étage. Comme on dit : « Un homme averti en vaut deux ».
Elise Beauchesne, CA, Adm.A
Gestionnaire de copropriété senior
SolutionCondo.com
Tel : 514-935-6999
Courriel : elise.beauchesne@solutioncondo.com




Il s’agit d’un excellent point M. Belleau.
Ces immeubles restaurés pausent souvent des problèmes complexes au niveau de l’entretien et de la conservation. Leur âge et le fait que que le bâtiment n’a pas été construit à l’origine pour acceuillir une activité humaine importante est habituellement l’une des sources des problèmes rencontrés. L’engouement pour les immeubles convertis ayant conservés le cachet d’une époque passée fait en sorte que les acheteurs potentiels sont souvent prêts à payer un prix importants pour ces condos.
Par ailleurs, je crois que le point que vous apporter relativement aux contributions importantes au fonds de prévoyance que l’état de ces bâtiments peut entraîner est important. Bien qu’il soit souvent négligé, ce point devrait être pris en considération dans une décision d’achat, car il implique des frais de condo plus important pour des immeubles de ce type.
Attention !
L’enthousiame de récupération d’édifices peut entraîner une complication de l’analyse des besoins. Couvents, collèges, églises ont un âge et un état particulier. Dans le cas de St-Jean-de-laCroix, l’intérieur est neuf, l’extérieur a 84 ans ! Lequel des deux pourrait entraîner des frais imprtants ? C’est l’extérieur… et les dépenses ont été en 6 chiffres ewn 2009.
Donc l’expérience collective est plus jeune ici, mais il se peut qu’on doive nuancer les conclusions.
Chez nous, la prudence est essentielle et pour cela nous mettons 90,000 $ par année au fonds
de prévoyance…